Co-marquage Service Public
Régime fiscal de la micro-entreprise
Un micro-entrepreneur est en principe soumis au régime d'imposition des bénéfices appelé « régime micro-fiscal ». Ce régime peut s’organiser autour du mécanisme du prélèvement à la source ou du versement forfaitaire libératoire (sur option).
Le micro-entrepreneur est également soumis au régime micro-social pour ce qui concerne ses cotisations et contributions sociales.
Pour être soumis au régime de la micro-entreprise au 1er janvier d’une année N, le chiffre d'affaires HT réalisé au cours des années civiles N-1 ou N-2 ne doit pas avoir dépassé un certain seuil.
Le régime micro-fiscal n’est donc pas applicable en N si ce seuil est dépassé 2 années de suite, en N-1 et en N-2.
Ce seuil varie notamment en fonction de la nature de l'activité exercée (BIC ou BNC).
Activité commerciale et d'hébergement, hors location de meublés de tourisme (BIC)
Activité commerciale et d'hébergement, hors location de meublés de tourisme (BIC)
Le régime fiscal de la micro-entreprise (régime micro-fiscal) peut s’apppliquer aux revenus perçus en 2026 si le chiffre d'affaires HT réalisé au cours de l'année civile N-1 (2025) ou N-2 (2024) n’a pas dépassé 203 100 €.
Activité de prestation de services (BIC)
Activité de prestation de services (BIC)
Le régime fiscal de la micro-entreprise (régime micro-fiscal) peut s’apppliquer aux revenus perçus en 2026 si le chiffre d'affaires HT réalisé au cours de l'année civile N-1 (2025) ou N-2 (2024) n’a pas dépassé 83 600 €.
Activité de location de meublés de tourisme (BIC)
Activité de location de meublés de tourisme (BIC)
Meublé de tourisme classé et chambre d'hôtes (BIC)
Meublé de tourisme classé et chambre d'hôtes (BIC)
Le régime fiscal de la micro-entreprise (régime micro-fiscal) peut s’apppliquer aux revenus perçus en 2026 si le chiffre d'affaires HT réalisé au cours de l'année civile N-1 (2025) ou N-2 (2024) n’a pas dépassé 83 600 €.
Meublé de tourisme non classé (BIC)
Meublé de tourisme non classé (BIC)
Le régime fiscal de la micro-entreprise (régime micro-fiscal) peut s’apppliquer aux revenus perçus en 2026 si le chiffre d'affaires HT réalisé au cours de l'année civile N-1 (2025) ou N-2 (2024) n’a pas dépassé 15 000 €.
Activité libérale (BNC)
Activité libérale (BNC)
Le régime fiscal de la micro-entreprise (régime micro-fiscal) peut s’apppliquer aux revenus perçus en 2026 si le chiffre d'affaires HT réalisé au cours de l'année civile N-1 (2025) ou N-2 (2024) n’a pas dépassé 83 600 €.
En cas de création d'une entreprise, le régime fiscal de la micro-entreprise s'applique automatiquement l'année de création (N) ainsi que l'année suivante (N+1) (une option pour un régime réel d'imposition est toutefois possible si l’on ne veut pas être soumis au régime micro-fiscal).
Ce n’est donc que pour l’année N+2 qu’il faut commencer à vérifier si le régime micro-fiscal est encore applicable. Cette vérification est effectuée sur les années N et N-1.
Si l'activité est créée en cours d'année, le seuil de CA doit être ajusté au prorata du temps d'exploitation (prorata temporis), sauf s'il s'agit d'une entreprise saisonnière.
Cela signifie que pour cette première année (N), le seuil sera réduit pour ne correspondre qu’au nombre de jours d’existence de l’entreprise.
Pour cette première année (N), le calcul de ce prorata est alors le suivant : (seuil en vigueur en N x nombre de jours d’existence au cours de l’année N) / 365
En revanche, à compter de la seconde année d’existence (N+1), le CA doit respecter la totalité du seuil en vigueur en N+2.
Exemple
Si une micro-entreprise ayant une activité de vente de marchandises est créée le 31 janvier 2026, il restera alors 335 jours jusqu'au 31 décembre 2026.
Pour que le régime micro-fiscal continue à s’appliquer au 1er janvier de l’année 2028 (N+2), il faudra avoir respecté les seuils de CA suivants :
En 2026 (année N) : le prorata de seuil calculé de la façon suivante : (203 100 € x 335) / 365 = 186 407 €
En 2027 (année N+1) : la totalité du seuil en vigueur en 2028 (N+2) : 203 100 €
Le micro-entrepreneur peut exercer en même temps plusieurs types d'activités (vente de marchandises, denrées ou location non meublée + prestation de services relevant des BIC ou des BNC) : on parle alors d'activité mixte.
Il peut par exemple s’agir d’un coiffeur qui exerce une activité de coiffure et qui vend des produits de soin, ou d’un menuisier qui fournit le matériel qu’il pose ensuite chez son client.
Pour que les revenus perçus au cours de l’année N soient soumis au régime micro-fiscal, les deux seuils suivants doivent avoir été respectés au cours de chacune des années N-1 et N-2 :
Un seuil global de CA applicable à l’ensemble des activités exercées par l’entreprise,
Un seuil de CA propre à chaque activité exercée par l’entreprise (ces activités peuvent relever de la catégorie des BIC comme des BNC).
Ces seuils propres à chaque activité peuvent varier d’une année à l’autre (ils ont évolué entre 2025 et 2026).
Revenus perçus en 2025 (déclarés en 2026)
Revenus perçus en 2025 (déclarés en 2026)
Location de meublés de tourisme non classés
Location de meublés de tourisme non classés
En 2024 ou 2023 :
Location de meublés de tourisme classés
Location de meublés de tourisme classés
En 2024 ou 2023 :
Autres prestations de services (BIC) ou activité libérale (BNC)
Autres prestations de services (BIC) ou activité libérale (BNC)
En 2024 ou 2023 :
Revenus perçus en 2026 (déclarés en 2027)
Revenus perçus en 2026 (déclarés en 2027)
Location de meublés de tourisme non classés
Location de meublés de tourisme non classés
En 2025 ou 2024 :
Location de meublés de tourisme classés
Location de meublés de tourisme classés
En 2025 ou 2024 :
Autres prestations de services (BIC) ou activité libérale (BNC)
Autres prestations de services (BIC) ou activité libérale (BNC)
En 2025 ou 2024 :
À noter
Il n’y a pas de double seuil en cas de cumul d’activités correspondant à de la vente de marchandises ou denrées ou de la location non meublée (BIC). Le seuil unique à respecter dans ces hypothèses est de 203 100 € en 2026 (pour les revenus perçus en 2025 et 2024), et de 188 700 € en 2025 (pour les revenus perçus en 2024 et 2023).
Toute les autres activités relevant des BIC restent toutefois soumises au mécanisme du double seuil (cela concerne les activités suivantes : location meublée classée ou non classée, ou encore la fourniture de prestations industrielles ou commerciales).
Plus d’informations sont disponibles sur la page dédiée aux conséquences du dépassement des seuils micro.
Référence : Code général des impôts : article 50-0
Quel que soit le montant du chiffre d’affaires qu’ils réalisent, certains contribuables ou sociétés ne peuvent pas bénéficier du régime micro-fiscal, notamment :
Sociétés ou organismes dont les résultats sont soumis au régime des sociétés de personnes. Cela vise par exemple les SNC, les sociétés civiles, certaines sociétés en participation, les SA, SAS et SARL ayant opté pour ce régime, l’associé unique non dirigeant d’une EURL...
Personnes morales soumises à l’IS
Certaines SCM
Marchands de biens
Référence : Code général des impôts : article 50-0
Référence : Code général des impôts : article 102 ter
Dans le cadre du régime micro-fiscal, le traitement de l’impôt peut s’organiser autour de deux mécanismes distincts :
Soit le prélèvement à la source (PAS) : il est souvent qualifié de régime classique car il s’applique par défaut à la micro-entreprise.
Soit le versement forfaitaire libératoire (VFL) : il s’applique lorsque le micro-entrepreneur a décidé d’opter pour ce régime.
À noter
Quel que soit le mode de fonctionnement choisi (PAS ou VFL), une micro-entreprise est en général également soumise à un régime particulier concernant le calcul et le paiement des ses cotisations sociales.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la page détaillant le régime micro-social.
Qu’il s’agisse de BIC ou de BNC, le régime micro-fiscal classique (avec PAS) s’accompagne toujours de caractéristiques communes, notamment en ce qui concerne les obligations comptables, le calcul ou le paiement de l’impôt.
Il en va en revanche autrement pour les abattements forfaitaires, qui varient selon la nature de l’activité (BIC ou BNC).
Obligations comptables
A la différence des règles comptables existant en matière de régime réel d’imposition des bénéfices, celles pesant sur la micro-entreprise sont fortement allégées. Le micro-entrepreneur reste néanmoins soumis aux obligations comptables suivantes :
Déclarer son chiffre d’affaires périodiquement (chaque mois ou trimestre selon l’option choisie) et annuellement
Tenir certains registres : il s’agit notamment du livre de recettes ou du registre des achats
Remettre une facture aux clients. Cette facture doit comporter toutes les mentions obligatoires
Détenir un compte bancaire (un compte bancaire professionnel et dédié à l’entreprise est même obligatoire lorsque le CA réalisé dépasse un certain montant).
Plus d’informations sont disponibles sur la page concernant les « obligations comptables du micro-entrepreneur »
Paiements à effectuer
Lorsqu’il est soumis au PAS, le micro-entrepreneur verse des acomptes qui sont calculés par l'administration fiscale sur la base du montant des revenus déclarés l'année précédente.
Ils sont prélevés chaque mois ou chaque trimestre (selon la périodicité choisie), directement sur son compte bancaire.
Plus d’informations sont disponibles sur la page dédiée au prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.
Calcul de l’impôt
Dans le cadre du PAS, la base imposable est calculée sur le chiffre d’affaires duquel on déduit un abattement forfaitaire pour tenir compte des charges (ce ne sont donc pas les charges réelles qui sont déduites).
Abattements forfaitaires
L’abattement forfaitaire est une déduction fisale que le micro-entrepreneur va pouvoir utiliser lors de sa déclaration de revenus.
Son montant est fixe mais dépend toutefois de la nature de l’activité exercée, qu’il s’agisse de BIC (par exemple activité d’achat-vente, de location de meublés de tourisme, de prestation de services) ou de BNC.
Activité commerciale et d'hébergement (BIC) sauf location de meublés de tourisme
Activité commerciale et d'hébergement (BIC) sauf location de meublés de tourisme
Le taux d'abattement est de 71 %.
Activité de prestation de services (BIC)
Activité de prestation de services (BIC)
Le taux d'abattement est de 50 %.
Activité de location de meublés de tourisme classés ou non classés (BIC)
Activité de location de meublés de tourisme classés ou non classés (BIC)
Meublés de tourisme classés et chambres d'hôtes
Meublés de tourisme classés et chambres d'hôtes
Le taux d'abattement applicable à la location de meublés de tourismes classés ou de chambres d’hôtes peut varier d’une année à l’autre :
Meublés de tourisme non classés
Meublés de tourisme non classés
Le taux d'abattement applicable à la location de meublés de tourismes non classés peut varier d’une année à l’autre :
Activité libérale (BNC)
Activité libérale (BNC)
Le taux d'abattement est de 34 %.
Le montant ainsi obtenu après déduction de cet abattement (la base imposable) est ensuite soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
À noter
Le montant de l’abattement ne peut pas être inférieur à 305 €.
Lorsque l’activité de la micro-enterprise est mixte (par exemple une activité de vente puis une autre de réalisation de travaux de bâtiment), les abattements propres à chaque activité s’appliquent cumulativement, sur la fraction de chiffre d'affaires correspondant à chacune de ces actvités. Dans ce cas, l’abattement minimal est doublé et passe à 610 €.
Déclaration de revenus à déposer
Lorsque le micro-entrepreneur est soumis au prélèvement à la source, il doit compléter sa déclaration annuelle d’impôt sur le revenu au moyen du formulaire 2042 C pro. Cette déclaration est déposée une fois par an et inclut tous les revenus du foyer fiscal du micro-entrepreneur (par exemple ceux résultant d’une autre activité qu’il exercerait, ou issus de l’activité de son conjoint en cas de déclaration commune).
Doivent également être indiquées dans cette déclaration annuelle les plus-values ou moins-values provenant de la cession de biens affectés à l’activité (plus d’informations sont disponibles sur la page dédiée à l’imposition des plus-values professionnelles).
Le micro-entrepreneur doit effectuer cette déclaration en se connectant à son espace Finances publiques sur le site impots.gouv.fr.
Service en ligne / Formulaires : Impôts : accéder à votre espace Finances publiques - Cliquez-ici
Référence : Code de commerce : article L123-28
Référence : Code général des impôts : article 204 A
Référence : Code général des impôts : article 204 C
Référence : Code général des impôts : article 170
Dans le cadre d’une micro-entrerprise, le versement forfaitaire libératoire (VFL) est un mécanisme de traitement de l’impôt disponible sur option. Le micro-entrepreneur peut choisir ce régime lorsqu’il ne souhaite pas être soumis au prélèvement à la source (régime micro-fiscal dit classique).
Ce régime optionnel comporte des caractéristiques communes au régime micro-fiscal (notamment en ce qui concerne les conditions de seuils de CA, ou les obligations comptables).
En revanche, il s’en distingue au sujet du calcul ou du paiement de l’impôt. Les abattements forfaitaires sont également calculés différement, et varient selon que la nature de l’activité relève des BIC ou des BNC :
BIC
BIC
A la différence des règles comptables existant en matière de régime réel d’imposition des bénéfices, celles pesant sur la micro-entreprise sont fortement allégées. Le micro-entrepreneur reste néanmoins soumis aux obligations comptables suivantes :
Plus d’informations sont disponibles sur la page concernant les « obligations comptables du micro-entrepreneur »
En cas d’option pour le versement forfaitaire libératoire (VFL), le paiement de l’impôt sur le revenu et des cotisations sociales est regroupé en un seul et même paiement. Chacun de ces paiements est effectué chaque mois ou chaque trimestre selon la périodicité qu’a choisie le micro-entrepreneur.
Lorsque le micro-entrepreneur a opté pour le VFL, son impôt est calculé en appliquant un certain taux d’imposition directement sur le CAHT déclaré périodiquement (chaque mois ou trimestre).
En matière de BIC, ce taux varie selon la nature de l’activité exercée :
Les revenus du micro-entrepreneur soumis au VFL doivent être déclarés deux fois : périodiquement et annuellement.
BNC
BNC
En cas d’option pour le versement forfaitaire libératoire, le paiement de l’impôt sur le revenu et des cotisations sociales est regroupé en un seul et même paiement. Chacun de ces paiements est effectué chaque mois ou chaque trimestre selon la périodicité qu’a choisie le micro-entrepreneur.
Lorsque le micro-entrepreneur a opté pour le VFL, son impôt est calculé en appliquant un certain taux d’imposition directement sur le CAHT déclaré périodiquement (chaque mois ou trimestre).
En matière d’activités relevant des BNC, ce taux est de 2,2 %.
Les revenus du micro-entrepreneur soumis au VFL doivent être déclarés deux fois : périodiquement et annuellement.
À noter
Quel que soit son régime micro-fiscal (PAS ou VFL), une micro-entreprise est en général également soumise à un régime particulier concernant le calcul et le paiement des ses cotisations sociales.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la page détaillant le régime micro-social.
Référence : Code général des impôts : article 151-0
Référence : Code général des impôts : article 170
Il existe plusieurs hypothèses de sortie du mécanisme du VFL :
Lorsque le micro-entrepreneur décide de dénoncer l'option afin de revenir au mécanisme du PAS. Cette dénonciation est effectuée selon les mêmes modalités que l’option pour le VFL : la demande doit être adressée à l'Urssaf ou aux caisses générales de sécurité sociale au plus tard le 30 septembre de l'année précédant celle à partir de laquelle l’option ne doit plus s’appliquer.
Lorsque les seuils de revenus conditionnant l’application du VFL sont dépassés
Lorsque les seuils de CA du régime micro-fiscal sont dépassés pendant 2 années consécutives. La perte du régime micro-fiscal qui s’ensuit entraîne de fait la sortie du VFL
Lorsque le micro-entrepreneur décide de quitter le régime micro-fiscal et de se soumettre à un régime réel d’imposition des bénéfices.
Référence : Bofip-Impôts n°BOI-BIC-DECLA-10-40-30 relative à la sortie du dispositif du versement forfaitaire libératoire
Le micro-entrepreneur peut sortir du régime micro-fiscal pour différentes raisons. Cela peut résulter d’une démarche volontaire, mais également d’une situation involontaire dans laquelle le montant du CA ne permet pas de conserver ce régime.
Sortie volontaire du régime micro-fiscal
Sortie volontaire du régime micro-fiscal
Option pour un régime réel d’imposition des bénéfices
Option pour un régime réel d’imposition des bénéfices
Le régime micro-fiscal peut ête volontairement abandonné lorsque le micro-entrepreneur opte pour un régime réel d’imposition des bénéfices. Selon la nature de son activité, il peut s’agir de BIC ou de BNC (en matière de BNC, le régime réel d’imposition bénéfices s’appelle régime de la déclaration contrôlée).
Pour pouvoir s’appliquer, l’option doit respecter les conditions suivantes :
Cette option est valable 1 an et elle est reconduite de manière automatique chaque année.
L’entreprise ayant opté pour un régime réel peut toutefois renoncer à son option et revenir au régime micro-fiscal si elle en respecte les seuils de CA.
En cas d’option pour un régime réel d’imposition des bénéfices le régime micro-social cesse de s’appliquer à l’entreprise.
En revanche, elle peut continuer à bénéficier de la franchise en base de TVA si les seuils de CA sont respectés.
Mise en société de l’activité
Mise en société de l’activité
Le micro-entrepreneur est libre de modifier le cadre juridique de son activité, notamment en optant pour la création d’une société (SAS, SARL...).
Pour cela, il doit au préalable effectuer certaines démarches :
Renonciation au régime micro-social
Renonciation au régime micro-social
Le micro-entrepreneur peut décider d’abandonner le régime micro-social pour basculer dans le régime social de droit commun (entrepreneur individuel). Cela entraîne la perte du régime micro-fiscal.
Cette dénonciation de l’option pour le régime micro-social doit être adressée à l’Urssaf avant le 31 décembre afin qu’elle soit effective au 1er janvier de l’année suivante.
Cessation de l’activité
Cessation de l’activité
Le régime micro-fiscal d’une micro-entreprise disparaît logiquement lorsque le micro-entrepreneur cesse son activité.
Ce sujet est traité sur la page Cessation d'activité du micro-entrepreneur (fermeture volontaire)
Sortie involontaire du régime micro-fiscal (montant du CA)
Sortie involontaire du régime micro-fiscal (montant du CA)
Dépassement des seuils de chiffre d’affaires
Dépassement des seuils de chiffre d’affaires
Lorsque le chiffre d’affaires de la micro-entreprise dépasse le seuil applicable durant 2 années consécutives (N-1 et N-2), celle-ci sort automatiquement du régime micro fiscal dès le 1er janvier de l’année N. L’entreprise bascule alors dans un des régimes réels d’imposition des bénéfices.
Ce changement entraîne également la perte du régime micro-social, ainsi que de l’option pour le VFL si l’entreprise y était soumise.
Ce sujet est détaillé dans la fiche « Quelles conséquences pour un micro-entrepreneur qui dépasse les seuils de chiffre d'affaires ? »
Absence de chiffre d’affaires
Absence de chiffre d’affaires
Une micro-entreprise est radiée d’office lorsqu’aucun chiffre d’affaires n’est déclaré durant 24 mois ou 8 trimestres consécutifs.
Textes de référence
Code de commerce : article L123-28Obligations comptables du micro-entrepreneur
Code général des impôts : article 50-0Régime fiscal des micro-entreprises
Code général des impôts : article 151-0Taux d’imposition du versement forfaitaire libératoire
Code général des impôts : article 170Obligation pour toute personne imposable de déposer une déclaration annuelle de revenus
Code général des impôts : articles 302 septies A bis à 302 septies A terBIC
Code général des impôts : articles 1586 ter à 1586 noniesChiffre d'affaires CVAE
Bofip-impôts n°BOI-BIC-CHAMP-40-20 : Régime fiscal de la location meublée
Code général des impôts : article 302 septies A terDélai d’option pour le réel simplifié par une entreprise BIC nouvellement créée
L’option pour le VFL est possible si la condition de seuil est respectée. Lorsque c’est le cas, elle doit être exercée selon un calendrier bien précis.
Le choix pour le versement libératoire est possible lorsque le revenu fiscal de l'année N-2 de la micro-entreprise ne dépasse pas un certain seuil. Ce seuil varie selon la situation familiale du micro-entrepreneur.
Le revenu fiscal de référence de son foyer fiscal de l'année N-2 doit ainsi être inférieur à l'un des montants suivants :
29 579 € pour une personne seule
59 158 € pour une personne en couple et partageant le même foyer fiscal
73 947,5 € pour une personne en couple avec 1 enfant et partageant le même foyer fiscal
88 737 € pour une personne en couple avec 2 enfants et partageant le même foyer fiscal.
Lorsqu’il dépasse le seuil correspondant à sa situation, le micro-entrepreneur ne peut plus opter pour le versement libératoire.
L’option pour le versement forfaitaire libératoire doit être déclarée à l'Urssaf (ou aux caisses générales de sécurité sociale en outre-mer) avant l'une des dates suivantes :
Avant le 30 septembre de l'année précédant celle où le VFL doit commencer à s’appliquer. Si la demande est effectuée avant le 30 septembre 2026, le versement libératoire s'appliquera aux revenus perçus à partir du 1er janvier 2027.
Avant le dernier jour du 3e mois suivant celui de la création de l’entreprise, lorsque celle-ci a été créée au cours de l’année. Si l’activité a démarré en septembre 2026, l’option pour le VFL doit être effectuée avant le 30 décembre 2026.
En cas d'option pour le VFL, le micro-entrepreneur doit indiquer sur la déclaration complémentaire de revenu (n° 2042-C Pro) son chiffre d'affaires dans le cadre « Micro-entrepreneur ayant opté pour le prélèvement libératoire de l'impôt sur le revenu ».
La demande d’option doit être adressée à l’Urssaf :
Service en ligne / Formulaires : Compte en ligne autoentrepreneur.urssaf.fr - Cliquez-ici
L’option peut être exercée :
Directement lors de la création de l’entreprise, pour une application dès le démarrage de l’activité,
Ou en cours d’année, pour une application le 1er janvier de l’année suivante.
Attention
En cas d’option pour le VFL, le prélèvement de l’acompte dû au titre du prélèvement à la source n’est pas automatiquement annulé. Il faut donc penser à le déprogrammer en se connectant à son espace particulier sur le site impôt.gouv.fr, puis en allant dans la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source »